Whiplash
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AMPLITUDE DU MOUVEMENT  ET «WHIPLASH »

Compte-rendu d’une étude récente publiée dans « Spine » volume 26, 10.2001 due au département de physiothérapie de l’université de Queensland, Brisbane, Australie présentée par Paul T.Dall’Alba et alt.
Références exactes à disposition auprès de
raymond.mottier@crr-suva.ch

Les traumatismes d’accélération-décélération ou « whiplash injury » ou encore « coup du lapin » du rachis cervical nous confrontent souvent à une réalité difficile. L’étude dont il est rendu compte ici nous permet certainement, à défaut de trouver la solution miracle, de mieux comprendre les pathomécanismes liés aux états séquellaires dus à ce traumatisme.

INTENTION DE L’ETUDE

Comparer l’amplitude de mouvement  du rachis cervical chez des sujets asymptomatiques et des sujets souffrant de troubles associés à un « whiplash ». L’étude utilise l’expression : whiplash-associated disorders ou WAD que nous conserverons au long de ce résumé.

 

OBJECTIFS DE L’ETUDE

1. Comparer les amplitudes des mouvements primaires et conjoints du rachis cervical :

-         chez des sujets asymptomatiques

-         des sujets atteints de WAD persistants.

 

2. Etablir la capacité des ces mesures de différencier les deux groupes de patients.

 

RESUME DES DONNEES EXISTANTES

Il n’est pas encore définitivement évident que l’amplitude du mouvement soit un indicateur d’une déficience au niveau cervical. Peu d’études ont évalué la capacité de la mesure de l’amplitude du mouvement de différencier les sujets asymptomatiques des sujets victimes d’un « whiplash ». Peu d’études, également, ont comparé, in vivo, les mouvements cervicaux tri-dimensionnels effectués par des sujets sains et des sujets souffrant de WAD.

 

METHODE

La population de l’étude comportait 89 sujets sains et 114 sujets atteints de WAD. Les mouvements cervicaux ont été mesurés dans trois dimensions par un système électro-magnétique informatisé. Les mouvements examinés furent : la flexion/extension, les inflexions latérales droite/gauche et les rotations droites/gauches.

 

RESULTATS

Les patients atteints de WAD montrent une restriction de mobilité dans tous les mouvements primaires. Les mouvements dans le plan sagittal sont, proportionnellement,  les plus affectés.  Sur la base du mouvement primaire et conjoint, de l’âge et du sexe, on a pu classer le 90.3 % des sujets dans les catégories sains ou atteints de WAD (sensitivité 86.2%, spécificité 95.3%).

 

CONCLUSIONS

L’analyse de l’amplitude du mouvement est capable de différencier des sujets sains de ceux atteints de WAD persistants.