LES THERAPIES ACTIVES EN CAS DE LOMBALGIES
CHRONIQUES
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Trois
études publiées dans « Spine »,
volume 26, 2001, par Anne F. Mannion et coll. se révèlent riches d’enseignements pour l’élaboration et
la conception des programmes de réadaptation auprès de nos patients
lombalgiques chroniques. La place de la thérapie manuelle est, dans ces
cas-là, celle d’une thérapie d’accompagnement facilitant
l’acceptance des programmes actifs.
Références
détaillées auprès de raymond.mottier@crr-suva.ch
- La première étude,
prospective, randomisée s’intéresse aux effets des thérapies
actives sur l’activation, la fatigabilité et la force musculaire.
Cent
quarante huit patients suivent, de façon randomisée, durant 3mois soit :
-
une kinésithérapie active
-
un entraînement thérapeutique sur engins
-
un programme de low-impact aerobics
Les
différentes mesures effectuées montrent, à la suite des trois
programmes, des différences significatives dans les performances
musculaires. La force s’est accrue le plus dans le groupe s’étant
entraîné sur des engins.
La
thérapie active encourage les patients à réutiliser leurs muscles
dorsaux. Aucun des programmes appliqués ne semble supérieur à
l’autre dans l’obtention de ce résultat.
Les changements observés semblent essentiellement dus à la
progression de la coordination intramusculaire ainsi qu’à des
facteurs psychologiques tels que, par exemple, la motivation ou la tolérance
à la douleur.
- La deuxième étude,
prospective compare les effets des trois types d’activités citées
sur le volume musculaire et le type de fibre ainsi que sur la
relation que ces paramètres peuvent
avoir sur le changement de la fonction musculaire.
Cinquante
neuf patients sont soumis à cette étude. Les résultats montrent que
trois mois d’activité ne semblent pas suffisants pour changer le
profil typiquement « glycolytique » des muscles des patients
lombalgiques chroniques. La même observation est faite en ce qui
concerne les changements dans le volume musculaire.. Les performances
supérieures, observées dans la première étude (accroissement de la
force et de l’endurance), ne s’expliquent pas par des modifications
structurelles dans le muscle.
- La troisième étude, enfin,
s’attache à découvrir les facteurs influençant
l’autolimitation des patients lombalgiques chroniques et son évolution
après la thérapie.
Cette
étude englobe les 148 patients soumis aux trois types de programme déjà
cités. Elle arrive à la conclusion que même si une combinaison de
facteurs psychologiques, physiologiques et liés à la douleur
permettaient, au mieux, de prédire l’autolimitation, sa diminution,
après la thérapie, n’était due qu’à la réduction du tableau
algique et aux changements des variables psychologiques. Le programme de
thérapie active, au-delà des améliorations physiques qu’il entraîne,
paraît capable de modifier d’importants facteurs psychologiques. La
raison réside peut-être dans le fait que les patients font une expérience
positive en pratiquant des exercices qui ne leur causent pas de dommage
indu.
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